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LETTRE D'AMOUR N°2 G. COSTAZ
Vincent — Écoutez... Cette fille, pour moi, c'est une déesse. C'est comme une statue sans le jardin public, mais habillée. Une femme nue habillée. Voilà.
Aline — Ce que vous appréciez chez elle, ce sont ses formes. C'est une femme bien balancée, comme on dit.
Vincent — Ça, je ne peux pas savoir. Je ne l'ai jamais vue en maillot de bain.
(...)
Aline, cherchant ses mots — "Vous me connaissez. J'aime les beaux objets, les belles choses, les belles serrures. La beauté de la plus belle des serrures, je l'ai trouvée chez vous"... Ce n'est pas trop osé, de la comparer à une serrure ?
Vincent — Non, c'est très bien. C'est ce qu'il y a de mieux dans votre lettre, pour le moment.
Aline — "Vous êtes l'image terrestre de la perfection, et"...
Vincent — "Et je m'y connais".
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